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mercredi 20 juin 2007

ECOLE ARAGO par Ahmed Benzelikha

Il y a des lieux qui vous marquent pour toute votre vie. Vous les emportez avec vous, ou mieux: ils font partie de vous, indissociablement. Il en est ainsi de l'école Arago. C'est à Constantine, à Sidi Bouannaba, au dessus d'El Batha, à coté d'El Sayda, à flanc de la Grande mosquée le dominant de son minaret au dôme vert, que s'étend "Arago", toponyme consacré, qui n'a pas lieu d'autre précision.
Construit à la fin du XIX siècle l'établissement, porte la marque de son époque, austère, quelque peu solennelle, "Jules Ferryenne". Grande cour brique,en petites dalles longilignes , sur laquelle donnent de grands étages, s'étalant en larges couloirs balcons, portés par des collonnades, s'arc-boutant en arcades de voute au rez de chaussée.
Salles de classes lumineuses, aux fenetres immenses, où l'hiver venu, le poêle crépite et la cave..., où s'entrepose le bois coupé pour le chauffage, mais où se retrouvent aussi, les "fortes têtes", expiant leur fautes parmi, dit-on, les souris.
Les plafonds hauts, les cadres de portes étirés,le fer ouvragé, le bois et la fonte, sans oublier les encriers émaillés et la craie omniprésente. Ces matières de l'univers Arago, feront l'étrangeté de celui d'aujourd'hui. Arago est si loin, avec sa fontaine en coin, au débit si fort, sa cantine et le gros pain de campagne et puis, bien sur, la classe.

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