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dimanche 3 juin 2007

Peuplades

Nous aurons à parler aujourd'hui, de peuplades, qui bien que héritières de brillantes civilisations, n'en sont pas moins dans un état de déliquescence complète dont tout esprit censé peut témoigner. En effet victimes de leurs croyances, tant religieuses, avec par exemple la doctrine laiciste, que paganistes, avec
par exemple le culte du progrès linéaire, sur lequel nous reviendrons, les traditions confrériques, dont celle, puissante, fondée sur des légendes artisanales moyenageuses et tant d'autres manifestations, qui interpellent les consciences soucieuses de la nécessaire harmonie, qui doit régner dans un monde qu'aujourd'hui nous partageons plus qu'hier.
Mais revenons, ne serait-ce que brièvement, sur ce culte du progrès linéaire, qui n'est en fait qu'une reprise de courants philosophiques étrangers, dénaturés par la propension de ces peuplades à la paresse intellectuelle, hormis quelques notables exceptions, qui ont tôt compris à notre contact l'inferiorité dans laquelle se complaisent leurs congènères.
Ce culte du progrès linéaire et ses corollaires en termes de cohésion, de cohérence, d'accumulation d'experiences et de savoirs, ne peut échapper à l'idée d'un actant de l'histoire (hier porté au pinacle, aujourd'hui tû lorqu'il s'agit de responsabilisation historique), installé dans un continuum historique, par ailleurs paradoxalement revendiqué.
Ces peuplades se disent, aujourd'hui, non responsables de ce qu'a "fait" une histoire dont ils se revendiquent et qu'ils revendiquent et dont ils sont, non pas seulement les héritiers, mais les continuateurs, les actualisateurs.
Notre mission est aujourd'hui claire, n'en déplaise à celui que je parodie : retrouver la raison.


Ahmed BENZELIKHA أحمد بن زليخة

jeudi 10 mai 2007

ODE A MOUFDI

"Le Misericordieux, lorsque Adam fut de glaise formé et du souffle divin pénétré, appris à
l'homme les appelations".

Cette connaissance d'essence divine, ce pacte renouvelé par les messages du Seigneur, fera des mots lers témoins de notre existence.
Les nations, comme les hommes, ont besoin, pour mériter de leur nom, de mots.
C'est en les mots que nous sortons de nous mêmes, que nous affirmons notre être à nous mêmes et aux autres.
Les Nations, comme les mots, ont besoin d'hommes, pour les ciseler, pour les magnifier, pour atteindre au divin et il n'y a de divin que Dieu.
Dieu, alors, renouvelle le miracle en l'homme et lui prête le verbe qui tonne, le verbe qui prie, le verbe qui s'élève plus haut que les vagues du Déluge, lorsque sur l'esquif, Noé invoquait le Seigneur des deux mondes.
Alors qu'au plus profond des ténèbres, ce peuple et cette terre étaient plongés, l'Esprit de Miséricorde y plana et l'Algérie questionna "pour quel mal on l'enterra ?".
Naquit Moufdi ! Ce don d'un verbe pour la patrie. Mon pays eut alors une ombre sous le soleil. C'était l'ombre terrible de la révolte, sous le soleil de la Liberté.
Le champ de bataille était immense, le chant devait porter loin, jusqu'aux portes du Ciel. Une voix comme le muezzin, comme la trompe du Jugement dernier, éclata dans le fracas, puis des limbes, dans le feu d'une aube embrasée, surgit l'Algérie.
Ô Moufdi ! Ô Zakaria ! De ton sommeil, du Barzakh, que le Tout Puissant t'accorde d'entendre KASSAMAN, quand aux yeux des braves, elle fait monter les larmes. Ce sont les vagissements du premier enfant, les mâles accents d'un "Eli, Eli, lamma sabachtani ?", le cri de la femme implorant non pas l'oppresseur, mais le Seigneur. C'est la digne colère d'un peuple, la juste clameur d'une Nation.
A. BENZELIKHA