Il n'y avait aucun client, nous devions être les premiers de l'après-midi, le temps passe vite à Constantine, comme dans ce récit sismique de Si Tahar Ouettar. Il faisait chaud. Le vieux serveur semble s'ennuyer. Il m'est sympathique. Il ressemblait à un vieil oncle écrivain public, d'une fraicheur d'esprit toute juvénile, malgré les aléas de son existence. Un oncle fabuleux, qui avait plein d'histoires à raconter, des Américains de 1944 à sa rencontre avec un fantôme féminin, sur le pont de Sidi M'cid, une nuit d'hiver.
Je l'invite à prendre un café avec nous, il accepte une limonade tiède.
Il vient s'asseoir à notre table et engage la conversation.
- Il fait chaud.
- Oui, mais c'est supportable.
- Il n' y a pas becoup de monde.
- Seulement vous.
- (Désignant ma guitare) J'en jouais dans le temps.
- Vous avez arrêté ?
- On s'arrête toujours..., ma première guitare, je l'ai acheté à vingt ans, j'étais célibataire et je
travaillais comme docker.
- C'était bien ?
- D'être célibataire ?
- Non, les docks, les bateaux, le port..., tout ça..
- Faut aimer son métier et puis on n'a pas le choix.
- C'est vrai...
Je l'invite à prendre un café avec nous, il accepte une limonade tiède.
Il vient s'asseoir à notre table et engage la conversation.
- Il fait chaud.
- Oui, mais c'est supportable.
- Il n' y a pas becoup de monde.
- Seulement vous.
- (Désignant ma guitare) J'en jouais dans le temps.
- Vous avez arrêté ?
- On s'arrête toujours..., ma première guitare, je l'ai acheté à vingt ans, j'étais célibataire et je
travaillais comme docker.
- C'était bien ?
- D'être célibataire ?
- Non, les docks, les bateaux, le port..., tout ça..
- Faut aimer son métier et puis on n'a pas le choix.
- C'est vrai...
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